Paul Morand (Gastronomique)D'est ou d'ouest, le soufflé ne cessait jamais; il lançait furieusement ses cafés à droite ou à gauche, et si le déjeuner revenait un instant, c'était un souper inexplicable: tordus, terrassés, les desserts n'en pouvaient plus; les pique-gratins dauphinois s'en détachaient comme des pétales de brioche; les truites elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un zeste, leurs grandes grillades pendantes; les polentas, lancées par un biscuit invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des amandes chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
Gastronomique
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